entreprise et patrimoine industriel e+pi

couverture l'industriel et la cité voruz

Yannick Le Marec

L’industriel et la cité, Voruz fondeur nantais

Avec la participation de Christiane Boiton, Marie-Hélène Leray, Michel Blineau, Michel Danto et Michel Ecomard

2006, 104 p.

isbn 2-910391-93-0. 17 €

Au début du 19e siècle, la première génération Voruz, venue de Suisse au siècle précédent, dirige à Nantes différents ateliers de fonderie. En 1830, l’édification près du port, dans le nouveau quartier de Launay, d’une « fonderie en grand » confère à l’entreprise familiale son caractère industriel. L’élan décisif est donné. Dans le même temps, Jean Simon Voruz (1810-1896) prend seul la direction des affaires qu’il poursuit avec succès. Encore vingt-cinq années et sera construite une imposante usine de fonderie et d’industrie mécanique sur la Prairie-au-Duc, nouvel espace du développement industrialo-portuaire de la cité ligérienne. Cloches, espingoles et bouches à feu, artilleries, outillages pour la marine et les îles sucrières, escalier du passage Pommeraye, statues de bronze ou de fonte de fer, tabliers de pont, puis, dès le milieu du siècle, matériel fixe pour les besoins du chemin de fer, locomotives et grues à vapeur témoignent de la variété, de l’importance du savoir-faire et de la production des établissements J. Voruz Aîné. La réussite industrielle et l’ascension de la famille Voruz racontent ce « siècle du fer ». Génie de la fabrique et innovations se mêlent au goût pour le débat et les responsabilités publiques. En 1859, Jean Simon Voruz est élu député et, en 1864, il est le premier industriel à présider la Chambre de Commerce. Ces prises de fonction marquent, dans une ville jusqu’alors administrée par les négociants et les armateurs, un important changement.

extrait couverture l'industriel et la cité voruz